Fermeture du NSA : quand l’État perd sa mémoire numérique
21 décembre 2025Ajoutez une petite réaction 🎬sur la notification intranet de notre article pour soutenir et financer notre travail !
Ce samedi 20 décembre 2025 à 17h, le N.S.A. à cesser définitivement ses activités.
Derrière cet acronyme discret se cache pourtant l’un des piliers les plus stratégiques de l’administration : la mémoire numérique de l’État.
Sa disparition marque une rupture profonde, dont les effets commencent déjà à se faire sentir.
Le NSA, anciennement Pôle STSI
Avant d’être connu sous le nom de NSA, le service portait une appellation plus technique mais révélatrice :
le Pôle STSI, Service des Technologies et des Systèmes d’Information.
Un pôle invisible pour le citoyen, mais essentiel au fonctionnement de l’ensemble des services publics.
Un service discret, une mission centrale
Le STSI était dirigé par Steven Dinn, assisté par Aaron Klimberman et Florian Dinn, et soutenu par des agents issus de plusieurs services publics assurant l’utilisation et le relais opérationnel de ses outils.
Son rôle était clair :
👉 centraliser, sécuriser et automatiser l’infrastructure numérique de l’État.
Concrètement, le STSI assurait :
- La création, la maintenance et la sécurisation des outils informatiques publics
- La gestion de systèmes de communication sécurisés
- Le développement d’outils automatisés pour les tâches administratives
- L’administration de l’intranet gouvernemental
Cet intranet regroupait des données parmi les plus sensibles de la ville :
- Casiers judiciaires
- Dossiers médicaux
- Informations policières, judiciaires et fiscales
Sans le STSI, aucun croisement fiable des données n’est possible.
Une interface entre l’État et les citoyens
Le NSA n’était pas uniquement un outil interne.
Son extranet permettait également aux citoyens de prendre rendez-vous avec plusieurs institutions majeures :
LSPD, LCSO, FIB, DOJ, etc….
Depuis sa fermeture, ces démarches reviennent à un fonctionnement plus ancien :
👉 les demandes doivent désormais être effectuées via l’intranet légal, service par service.
Une transition déjà en place pour le LSPD, le LCSO, les EMS et le FIB, mais qui marque la disparition d’un point d’entrée unique pour la population.
Pourquoi le NSA ferme-t-il ?
Dans un message officiel, l’un des dirigeants du NSA explique une décision mûrement réfléchie :
« Malgré de nombreux échanges et tentatives d’adaptation, le projet a évolué dans un climat de revirements, de manque de clarté et de désaccords de fond sur sa place et son avenir. »
Des alternatives ont été évoquées à plusieurs reprises, sans cadre clair ni vision commune.
Continuer aurait signifié maintenir un projet sans reconnaissance institutionnelle, sans perspectives stables et sans garantie de continuité.
👉 La décision est assumée : le NSA s’arrête.
Les EMS en état d’urgence administrative
Le San Andreas Medical Service (SAMS) a été l’un des premiers services à mesurer l’ampleur des conséquences.
Dans un communiqué officiel, la direction parle d’une perte de données sans précédent :
- Historique des soins disparu
- Ordonnances et examens effacés
- Dossiers médicaux et psychologiques inexistants
Face à cette situation, le SAMS lance l’opération “Page Blanche” :
chaque patient se verra créer un nouveau dossier lors de sa prochaine consultation.
Le gouvernement a adressé un message à l’ensemble des employeurs, leur demandant de sauvegarder les dates des visites médicales de leurs employés.
Le Gouvernement précise que les visites médicales ont déjà été contrôlées lors des précédents contrôles et qu’aucune nouvelle preuve n’est exigée à ce stade. Les employeurs sont toutefois invités à conserver ces informations, les contrôles à venir faisant l’objet d’une vigilance renforcée.
En cas de manquement constaté lors de futurs contrôles, les entreprises concernées devront régulariser la situation de leurs employés auprès des services compétents.
Forces de l’ordre : une remise à zéro judiciaire
Les conséquences sont tout aussi lourdes pour les forces de l’ordre.
Un haut gradé du LCSO, interrogé par nos soins, confirme :
« Oui, le NSA est l’outil principal que nous utilisons pour différentes choses, notamment les casiers judiciaires. Comme les services médicaux du SAMS, nous allons être grandement impactés par la fermeture du NSA. Cela signifie une remise à zéro et une perte complète des données concernant tout ce qui est judiciaire et donc également médical. »
Le constat est sans détour, le NSA recensait plus de 12 000 civils, constituant la base judiciaire et médicale de la ville.
Pas de solution viable à ce stade
Selon ce même responsable, aucune solution pérenne n’a encore été décidée :
« Des solutions temporaires sont en réflexion pour permettre aux agents de continuer à travailler, mais il n’y a pas, pour l’instant, de système viable acté. »
Certaines données internes ont pu être partiellement sauvegardées, mais le cœur du système judiciaire reste perdu.
Retour aux procédures manuelles
Avant le NSA, les forces de l’ordre fonctionnaient avec une multitude de documents dispersés.
« La grande force du NSA, c’était d’automatiser et de centraliser. Aujourd’hui, on repasse par des documents faits à la main, le temps de trouver une solution stable. »
Un retour en arrière assumé, mais lourd de conséquences en termes d’efficacité, de coordination et de charge de travail.
Une question désormais centrale
La fermeture du NSA ne pose pas seulement un problème technique.
Elle interroge le fonctionnement même de l’administration moderne.
👉 Comment assurer la continuité de l’État sans mémoire numérique centralisée ?
👉 Comment appliquer la loi sans historique judiciaire accessible ?
À ce jour, aucune réponse claire n’a encore été apportée.
Le NSA s’éteint.
Ses conséquences, elles, ne font que commencer.


