Prise d’otages à Wardog : les Los Mictecas déclarent la “guérilla” aux forces de l’ordre ! (+vidéo)

Prise d’otages à Wardog : les Los Mictecas déclarent la “guérilla” aux forces de l’ordre ! (+vidéo)

22 décembre 2025 Non Par Lanouille Fabrice

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Ce dimanche 21 décembre, aux alentours de 22h30, Wardog a été le théâtre d’une prise d’otages impliquant cinq agents issus de différents services publics, parmi lesquels le FIB, le LSPD et les Sheriffs. Les images de la scène ont rapidement circulé, montrant une situation tendue, maîtrisée, mais clairement revendiquée par les Los Mictecas.

Un message clair dès le début

Dès le début des faits, un membre du groupe s’est adressé à la caméra du Weazel News. Son message n’était pas centré sur une demande immédiate ou une négociation classique, mais sur une prise de position. Il a présenté cette prise d’otages comme un acte réfléchi, assumé, destiné à marquer un tournant.

À travers cette intervention, les Los Mictecas ont affirmé refuser toute présence des forces de l’ordre et des services publics sur le secteur de Wardog. Le discours, ferme et direct, pose Wardog comme un territoire que le groupe estime pouvoir gérer sans intervention extérieure. La déclaration s’accompagne d’un avertissement clair : toute future présence policière serait perçue comme une provocation et pourrait entraîner de nouvelles violences.

Clarification du message plus tard dans la soirée

Plus tard dans la soirée, un membre des Los Mictecas a donné rendez-vous au Weazel News à proximité de leur zone d’habitation. L’objectif, selon lui : revenir calmement sur les raisons de cette action et préciser le message que le groupe souhaite faire passer.

Cette fois, loin de l’agitation de la prise d’otages, le discours se veut plus posé, presque justificatif.

« On fait pas la guérilla pour rien. Ce qu’on appelle la guérilla, c’est la guerre contre les pollos. On en a marre des abus policiers, que ce soit FIB, LSPD ou LCSO. »

Le groupe affirme dénoncer des bavures répétées, vécues personnellement par plusieurs de ses membres, sans évolution notable au fil du temps.

« C’est un truc qui existe depuis toujours. Y’a rien qui change. »

Au cœur de leur colère, une présence policière jugée intrusive et agressive sur Wardog, notamment auprès des commerces et de leurs clients.

« Des policiers qui se baladent comme des cow-boys, qui viennent dans les entreprises, qui font chier les clients, les patrons, les employés. Ça, on n’en veut plus. »

Les Los Mictecas estiment que la police a perdu sa mission première et ne remplirait plus son rôle de protection.

« La police n’est plus là pour protéger et servir. On a l’impression qu’ils sont juste là pour faire chier. »

Un incident précis est évoqué : celui d’une patronne ayant simplement demandé à des forces de l’ordre de quitter son établissement, provoquant selon eux une intervention inutilement longue et tendue, alors que d’autres situations plus graves se déroulaient à proximité.

Pour le groupe, Wardog pourrait désormais se passer des forces de l’ordre et s’autoréguler.

« On pense qu’on n’a pas besoin d’eux pour que Wardog se passe bien. Ce sera chez nous. À partir de maintenant, on fera ce qu’il faut pour qu’ils ne viennent plus. »

Un tir lors de la prise d’otages

Selon un membre des Los Mictecas, la police aurait tiré pendant la prise d’otages, visant l’un de leurs membres sans cause ni raison apparente. Cet incident aurait renforcé la tension et la détermination du groupe.

Des négociations sans affrontement final

Malgré la violence symbolique et la gravité des faits, les négociations ont permis d’éviter une escalade. Les cinq otages ont été libérés, et le groupe a été autorisé à quitter les lieux sans poursuite, à la seule condition que les agents soient rendus sains et saufs.

Il faut voir les choses clairement : cette nuit, Wardog n’a pas seulement vécu une prise d’otages.
Un groupe y a ouvertement contesté le droit des forces de l’ordre à être sur son territoire.

La question reste :
est-ce juste un acte ponctuel, ou le début d’un conflit qui pourrait durer entre Wardog et la police ?


Témoignage d’une membre des Los Mictecas : Nayra et ses conflits avec les forces de l’ordre

Quelques jours avant la prise d’otages, Nayra, membre des Los Mictecas, raconte un incident récent avec les forces de l’ordre qui aurait profondément marqué sa perception de la police. Selon elle, après qu’un ami soit tombé d’un toit à la salle de sport, elle s’est tournée vers les agents pour demander de l’aide, mais affirme avoir été ignorée et jugée de manière désinvolte. Frustrée, elle aurait frappé un véhicule de police, ce qui a conduit à son arrestation.

Toujours selon son récit, elle a été conduite au poste, fouillée sans consentement, et sanctionnée par plusieurs amendes pour un montant total de 105 000 dollars, avant d’être remboursée par la suite. Elle explique que ses tentatives pour contacter un supérieur hiérarchique sont restées sans réponse.

Ce témoignage illustre le ressentiment personnel de Nayra, qui pourrait donc animer certains membres des Los Mercenarios envers les forces de l’ordre et contribue à expliquer le climat de tension qui a précédé la prise d’otages à Wardog.