Pillbox Hill Hospital: on soigne le corps et l’esprit
3 septembre 2021Etre journaliste c’est être au plus près de l’action et d’être pris en otage dans certaines situations. Ayant assimiler ce risque nous gérons assez bien le traumatisme que cela peut engendrer mais qu’en est-il des civils. Suite à cette réflexion, nous allons nous intéresser aux personnes qui peuvent nous aider a remonter la pente.
Le RDV pris, je suis reçu par le psy en chef sur le départ Dr John Wilson et sa future remplaçante Mme Hana Fawkes dans le service psychiatrique de l’hôpital Pillbox Hill. Le docteur Wilson me vante les qualités de Mme Fawkes qui malgré son arrivée ressente dans cette spécialité a eu des résultats probants concernant un cas très lourd et a dirigé les tests d’aptitudes au personnel de la BRINKS et de quelques membres de la LSPD.

Nous en venons au sujet de notre entrevue, les traumatismes mentaux du à une prise d’otages. Le doc nous confirme que des personnes sont traitées suite à des braquages de bijouterie et très peu de banque. La prise en charge se fait dans le plupart des cas sur le lieu de l’intervention comme l’indique le mode opération préconisé par la LSPD. Tous les médecins sont formés pour ce type d’intervention, le psy intervient dans les cas les plus graves.
En posant des questions tel que : vous n’avez pas été maltraité, vous n’avez pas de vertiges etc ils peuvent établir un diagnostic rapide et juger si la victime de rentrer chez elle. Si la personne ne répond pas favorablement un traitement avec des séances peut être envisagé. Si les séquelles post-traumatique venait à naitre les jours qui suivent, il est tout a fait possible de venir a l’hôpital pour obtenir un suivi psychiatrique. Au vu de leurs compétences un simple rdv suffit pour cibler le problème et le soigner mais le docteur reconnait que certains ont été reçu 4/5 séances pour retrouver un équilibre.

Me faisant l’avocat du diable, je leurs demande si la criminalité dans certains quartiers résulte d’un souci mental lié a la pauvreté. Le Dr Fawkes coupe court en disant que cela est lié à beaucoup d’autres causes comme l’abandon et que la criminalité dans les classes sociales plus élevées est tout autant présente.
Nous pouvons être rassurés malgré les 10 derniers jours, ou les services médicaux étaient surchargés, l’équipe a tenu le choc, de la fatigue mais pas de burnout. Cependant » sans vous mentir nous aimerions être plus épaulé, la santé on est les premiers et les derniers a venir voir. Quand c’est pour les autres il y a du monde, quand c’est pour nous il n’y a pas grand monde ». Le staff médical, durant cette dure semaine, s’est entraidé, a beaucoup échangé en interne pour tenir le choc n’ayant pas de soutient extérieur ».

je les ai aussi interrogé sur l’approche psychologique qu’a la police vis a vis des criminels multirécidiviste. Mr Wilson répond en maniant la langue de bois qu’un document est en cours entre l’hôpital et la police. A son avis, les policiers sont déjà à l’écoute des concitoyens et parle de « psychologie de rond point » quand je demande si une passerelle entre son service et les formateurs-recruteurs de la police serait envisageable pour développer une police de proximité. En insistant je parviens a obtenir » a certains moments avoir plus de dialogue ne ferait pas de mal ».
La future responsable du pole psy clôture l’interview en vous adressant ce message: » si vous avez quoi que ce soit n’hésitez pas a nous voir. on est toujours la pour vous soigner, vous écouter, on est la aussi pour vous aiguillez sur certaines choses »
Une fois terminé, j’ai pu visiter leur lieu de travail équipé de matériels hightech pour que les habitants puissent être guéris dans les meilleurs conditions.


