Chasse au fantôme sur le Mont Gordo 👻(+caméra embarqué)

Chasse au fantôme sur le Mont Gordo 👻(+caméra embarqué)

19 mars 2025 Non Par Weazel News

Au détour d’une conversation autour des légendes urbaines, mon ami et collègue me
témoigna d’une anecdote qu’il avait vécu au pied du Mont Gordo. Il me raconta qu’un soir de
trekking, alors qu’il se préparait pour camper sur la montagne, il se retrouva confronté au cri le
plus sinistre qu’il n’ait jamais entendu de sa vie. Ce cri avait déchiré les limbes de la nuit, le
glaçant sur place et lui faisant prendre ses jambes à son cou.
L’histoire s’arrêta là. Mais mon attrait pour les mystères, relança entres nous l’envie d’enquêter
plus en profondeur sur l’origine de ce son. S’agissait il d’un animal? D’une créature paranormale?
D’une blague puérile des “Pokemons” de la ville? Ou bien encore une expérience militaire?
C’est donc, emplie de questionnement que nous nous préparâmes, pour l’excursion. Caméra
dans les sacs, dictaphone dans les poches, nous nous dirigeâmes vers le Mont Gordo de très
bon matin.


Arrivés sur place, Fabrice m’indiqua l’endroit où le son se fit entendre, et me confia son
intuition, que le son provenait des hauteurs. Nous escaladâmes les versants des hautes collines,
nous abreuvant de la magnicence des paysages que pouvait nous offrir l’endroit. Arrivée tout
en haut, à la mi journée, nous décidâmes d’un spot où nous pourrions nous cacher afin de
surprendre la chose qui était à l’origine de ce cri si lugubre. Après un bon barbecue, nous
préparâmes nos caméras et dictaphones avant de pouvoir immortaliser notre découverte. Cachés
dans les buissons en surplomb de notre spot d’enquête, nous laissâmes défiler les heures,
comme un chasseur qui attend patiemment sa proie.


Alors que la nuit tombait, nous assistâmes à un ballet enchanteur de lucioles donnant à l’endroit
un aspect féérique, qui détendit pour un instant ce long moment d’attente. Mais aux alentour de
23h, la température de l’air chuta brutalement.


“Là, Anouchka! Guette!!!”, m’interpella Fabrice entre l’effroi et l’excitation. Je tournais les yeux
dans la direction qu’il m’indiqua. Et je fut saisi à mon tour d’un frisson glaciale. Là, devant nous,
planant sur le bord de la falaise, se tenait le spectre blafard d’une silhouette féminine, au long
cheveux noirs.


Hésitant ou peut être paralysé par la peur, Fabrice qui d’habitude ne craint rien,
m’interpella: “Vas y voir de plus prêt!”. Peu rassurée, je sortie de ma cachette et m’approcha
prudemment du fantôme. Plus je m’approchait d’elle, plus les détails de ses traits
m’apparaissaient distordus, sa bouche étirée dans une expression d’horreur, figeant surement
dans la mort la dernière émotion que cette pauvre âme avait dû ressentir. D’abord interdite
devant son regard profondément obscur qui témoignait d’une infinie tristesse, je sorti de ma
poche mon téléphone avec l’espoir de pouvoir la photographier. Contre toutes attentes, mon
appareille réussi à immortaliser ce moment. Je remarquais alors, à travers l’objectif quelques
lignes rouges sur les rochers.


“Fabrice! Il y a quelque chose d’inscrit sur les rochers à ses pieds!”, je rassemblais avec forte
volonté ce qui me restait de courage et m’approcha un peu plus de cette Dame Blanche. Mais
plus je m’approchais plus sa silhouette s’estompa, pour enfin disparaitre, laissant derrière elle,
ces lettres sanglantes sur le sol. Je tentais de les déchirer. “J… A? O?… C… K… Jack? Jock?”
Serait-ce un indice post mortem? Une tentative désespérée du fantôme de faire passer un
message? Avait-elle été tué, poussée du haut de la falaise?


Nous sommes resté devant ses lettres ensanglantées quelques instants à nous interroger
avant que celles-ci finissent par disparaitre, dans le néant, elles aussi. Qui était ce Jack ou ce
Jock? Qui était-elle? Que voulait-elle nous dire?
Muent de curiosité, nous avons supposé l’acte d’homicide. Peut-être devrions nous inspecter le
bas de la falaise, ou la mer jouxtant le précipice à la recherche d’ossements? Nous fîmes le
chemin inverse. Fabrice récupéra une tenue de combinaison qui se trouvait dans le coffre de sa
voiture afin d’explorer les fonds marin. Nous cherchâmes mais nous ne trouvâmes aucun
ossement pouvant témoigner de son assassinat. Cependant, la plongée, ne nous laissa pas
entièrement bredouille… Mais nous vous laissons cette merveilleuse surprise pour un autre
reportage!


En attendant, en interrogeant, les habitants du nord au sujet de la Dame Blanche du Mont
Gordo, j’appris d’eux, qu’il y a environ deux siècles, une certaine Jolène fut retrouvée morte sur
la plage en contrebas de la falaise, l’enquête avait fini par être classée comme un malheureux
accident. Elle était marié à un homme du gouvernement qui avait pour nom de famille Cranley.
Mais ce qu’on en gardera de l’histoire deux cents ans plus tard, se transforma en légende
urbaine, et il se peut qu’on ne découvre jamais la vérité. Le mystère reste entier…

Rédigé par Anouchka Grozney