Des Rires aux Larmes : La Vie et l’Héritage des Candy Gangs
30 janvier 2025Aujourd’hui, je sors ma plus belle plume, au sens propre comme au sens figuré. J’ai pris mon stylo plume fabriqué à partir de métal doté d’un revêtement vintage spécial. Cette édition s’inspire de l’histoire de La Belle au bois dormant, représentée par les feuilles et les épines enroulées autour du capuchon et du corps. Le capuchon est orné de l’emblème Montblanc en nacre précieuse. L’agrafe platinée en forme de morceau de bois noueux a ceci de surprenant qu’elle pivote pour révéler le profil des frères Grimm. En hommage à la magie de la narration, la plume façonnée à la main en or 18K rhodié est gravée de flammes rappelant les feux autour desquels l’on se transmettait les histoires du folklore. Stylo offert par nul autre que le grand Michael Jackson, The King of Pop. Mais le sujet n’est pas là ! Aujourd’hui, je souhaite non pas écrire un article, encore moins parler de chose possible ou non. Mais je rends hommage à certains amis. Certaines personnes qui m’ont marqué. Les Candy’s… C’est pour vous.

Dans la vie, j’ai souvent eu à faire avec les gens de divers endroits. Notamment les criminels en posant mes valises ici, je me souviens d’une époque où c’était un jeu d’aller sur un parking et de tenir le plus longtemps possible face à ses ami(e)s. SPOILER : À cette époque, vous alliez rarement plus loin que 2 mn. Mais un jour, sans le savoir, un groupe m’a pris en otage pour une bijouterie. Sans le savoir, je venais de rencontrer un groupe des plus touchants de ma carrière.
Je me souviens encore de ce jour comme si c’était ailleurs. Je me sentais vraiment comme dans ma famille française à l’époque. Entre la sulfureuse blonde qui était autant ivre que mon ivrogne de sœur Le petit gros aussi agité que mon petit frère. Des moules du bulbe aussi actives qu’une méduse en fin de vie. C’était si drôle que j’avais l’impression d’être de retour après tant d’années à la maison. À aucun moment je ne me suis sentie en danger. Je me souviens encore de cette jeune fille. Ivre, jurant sur ses amies pour rester galant même dans un braquage. Elle me partagea sa bouteille de vodka en signe d’amitié. Elle m’apprit quelques pas de danse de chez elle. Et à la fin, ils sont repartis aussi vite qu’ils étaient venus. D’un côté soulagé d’être en pleine forme, de l’autre j’avais envie d’en apprendre plus sur ces individus plus qu’étranges.

Je ne sais plus vraiment comment a commencé notre entente. Mais il me semble qu’un jour leur OG Birdy est venue au Weazel avec deux de ses amis, très polie, pas agressif, en tant que civil lambda. Nous avons parlé d’homme à homme, sans couleur, sans détour. Il m’invite chez eux pour me percher sur un toit, car il y avait des risques de descente dans leur quartier. Scoop oblige, j’accepte, en me disant que je n’ai rien à craindre à l’écart. Ce soir-là, je suis resté 1 h 30 sur un toit, sous la neige, prêt à avoir la moindre image. Fort heureusement, rien n’arriva, remettant la carte SD à leur OG pour ne pas avoir d’image de quelque ordre qui pourrait leur nuire. Je pense que Birdy a vu en moi un journaliste intègre prêt à aider chaque citoyen, peu importe sa couleur, son appartenance ou son vécu. Mais le jour où tout a changé, ce fut la veille de Noël. Je m’appelle Moumeth, je suis journaliste, et voici mon histoire avec un gang, devenue de véritables ami(e)s !
Mardi 24 décembre, 00 :24. Les locaux du Weazel news sont vides, pour Noël j’avais donné congé à l’entièreté des employés pour profiter en famille. Assurant avec ma copropriétaire le travail ce soir pour nos nombreux clients. Quand d’un coup, entre deux discussions avec des clients autour d’un bon martini pour moi et d’un spécial unicorn pour ma collègue. Je reçois un appel de Birdy ( OG du groupe, il faudrait retenir au bout d’un moment ! ). « Allô Monsieur Moumeth ? » Je vous appelle, car Vic est en prison et ne va pas bien, elle demande à vous voir . » Ni une ni deux, ne sachant pas pourquoi, est-ce le weazel ou l’homme qu’elle souhaite rencontrer ? Trop de questions, le meilleur moyen d’avoir des réponses, c’est d’y aller. À cette époque, je venais de gagner le titre Mister Los Santos avec Miss Los Santos, ma compagne de miss et mister, ma tendre collègue, qui était membre de leur groupe. Nos liens s’étaient effectivement rapprochés avec le groupe des Candy’s suite à cet évènement.

À mon arrivée à la prison, je suis accueillie par Cassidy. Quelle force de la nature cette femme… Vous savez qu’elle était réputée pour mettre des mandales du futur ? J’y ai gouter sur un ring, j’en ai perdu une molaire. Et putain, je me rappelle… Birdy qui court vers moi sous la neige, on se demandait si c’était son gros cul ou la neige qui le faisait galérer. Dans la salle d’attente se trouvaient des personnes comme Sweet, aka Miss Los Santos 2025, Birdy, Cassidy, Ficello, et bien d’autres membres du groupe venus soutenir leur amie au parloir avant de la quitter pour un long moment. Mais le pire moment de cette soirée, c’était quand j’ai vu Vic dans sa tenue orange. Les yeux tristes, les larmes coulant sur ses joues rosies par le froid. Mon cœur s’est déchiré à ce moment-là. Encore plus quand j’ai appris la raison. Pour une vente de bonbons, elle aurait été arrêtée, violentée et mise en prison. Vic, en pleure, se confie à moi : » Tu sais Moumeth… Le système est corrompu ! Je vais tout te dire, moi ! Ils n’ont aucun intérêt ou respect pour les gens des petits quartiers, alors, soi-disant, on porte des couleurs, on est des criminels ? Alors pour ça, j’ai pris 8 heures de TIG et Orlando aussi . Douloureux aussi de voir Vic enfermé depuis 3 heures, devenant folle et sobre, sans une goutte d’alcool. Je négocie donc avec le garde pour lui offrir un verre, signe de remboursement d’une dette. Celui-ci, touché par les larmes de la jeune demoiselle en détresse, accepta. Malheureusement pour elle, le saké n’était pas à son goût, préférant la vodka. C’est ce soir-là que Birdy me tendit leur bandana en signe de respect, d’invitation dans leur équipe, mais surtout d’accepter dans leur famille. Bandana que je garderais bien précieusement, mon ami.

Vic, je suis venue écrire cet article sur le même toit où j’étais lors de notre première entente commerciale. Tu étais si pleine de vie que tu pouvais courir aussi vite que le vent. Ma chère amie, tu n’es pas vraiment partie parce que tu seras toujours dans mon cœur. On dit qu’un homme ne connait l’étincelle qu’une fois dans sa vie ; moi, je me rends aujourd’hui compte que tu as été celle-ci dès le premier jour. Je sais que tu es mieux là où tu es aujourd’hui, si ça existe… Mais je vais rester ici un moment, et si tu veux venir me parler, viens, et je caresserai doucement tes beaux cheveux longs avec mes mains calleuses. En plus de perdre une amie, je perds une personne honnête et pleine de vie. Mais je me remonte le moral en repensant à cette fois où, en allant chez toi, je t’ai proposé de conduire le véhicule du weazel à cause de ma migraine. Ça m’a couté 10 000 $ en réparations et une bonne cote cassée. Mais putain que j’en ris de te revoir décoller à 150 Km/h devant le quartier et t’envoler comme si c’était normal de voler avec une voiture… L’atterrissage, c’est sûr, tu n’aurais jamais eu ton brevet de pilote. Mais ce souvenir, c’est indélébile. Quiconque t’a vraiment connu peut dire à quel point tu étais vraie et sensible. La ville, bien qu’ignorante de ce fait, perd une personne merveilleuse. les souvenirs de nos rires, de nos regards échangés, et des moments volés resteront gravés dans ma mémoire. Je veux que tu saches à quel point je t’ai aimé. Cet amour m’a transformé et m’a appris tant de choses. Chaque instant passé à tes côtés a été une douce mélodie, une danse de sentiments que je chérirai toujours. Cependant je comprends que certaines choses ne sont pas destinées à être. Nos chemins, si souvent parallèles, semblent se séparer à jamais. L’avenir que j’avais imaginé avec toi ne pourra jamais se concrétiser. Tu vas me manquer, Vicky.

Birdy, Je sais pas ce qui me manquera autant avec toi.. Notre soirée à ton quartier à fumer et boire et rire de tout et de rien ou alors nos discussions philosophique et profonde.. Je me souviens des moments de joie que nous avons vécus ensemble, des rires qui résonnent encore dans nos cœurs, tu était toujours là, prêt à tendre la main dans les moments difficiles, un véritable ami prêt à m’aider pour n’importe quoi que ce soit, le jour où j’ai perdu mes clefs, ou celui où tu m’as aidé à trouver l’inspiration pour un article. Aujourd’hui, alors que je dis adieu, je sais que tu est parti vers un autre monde, un monde où il n’y a plus de souffrance, où il peut s’épanouir pleinement. Même si mon chagrin est immense, Je dois célébrer sa vie et la lumière qu’il a apportée dans la mienne. Birdy m’a appris à voir la beauté dans les petites choses, à apprécier chaque instant. Son amour pour la vie était contagieux. Ta passion pour la bouffe a inspirés et a ouvert mes yeux sur de nouveaux horizons culinaire !
En conclusion, bien que mon cœur soit lourd, Birdy tu continue de vivre à travers moi. Chaque sourire, chaque souvenir partagé est une façon de te garder vivant. Merci, Birdy, pour tout ce que tu as été et pour tout ce que tu continueras à être pour moi.


