Entre les vignes

Entre les vignes

12 juillet 2022 Non Par Weazel News

Le travail de la vigne est un des métiers proposé sur l’ile des plus difficiles. Outre la cueillette des fruits et des vignes qui nécessite une condition physique hors pair, être vigneron demande également de la patience et du savoir faire. Il faut cueillir le fruit à maturité et bien doser les différents ingrédients pour parvenir à distiller les jus d’orange et les alcools forts de la ville. Mais il semblerait que les conditions de travail, la rémunération et la répartition des tâches soit des sujets tabous voir inabordable avec le patron du vignoble.

Nous avons rencontré 2 anciens employés vignerons qui nous ont dressé un portrait assez malaisant de cette entreprise située sur les hauteurs de l’ile.


Ces derniers nous décrivent une entreprise à management très vertical où les perspectives d’évolution sont quasi nulles.

« Nous n’avions pas accès au stocks non pas pour toucher à l’inventaire mais ne serait ce que pouvoir travailler plus afin de produire les quantités nécessaire à la ville. »

James ancien employé du vignoble.

Un autre employé nous explique qu’il n’y a pas de comptable et que le patron ne se donne pas la peine de communiquer avec les employés.

« C’est difficile de travailler là-bas. Nous avions du mal à entrer en contact avec les CDI ou les gérants. »

Eddy ancien employé du vignoble.

Au-delà des conditions de travail qui semblent dantesque James nous explique également qu’en tant que CDD il s’est vu refuser le droit de vendre ses marchandises au grossiste afin d’augmenter sa prime et pouvoir vivre convenable de son travail.

« Je me sentais mieux au chômage que dans cette entreprise. […] Je me cassais le dos dans les vignes toute la journée tout cela pour devoir donner le fruit de mon labeur à un CDI qui touchera la prime sur les ventes et moi rien du tout ! J’étais exploité ! »

James

Voyant qu’il ne parvenait pas à gagner sa vie convenablement James a malgré tout bravé l’interdit et s’est rendu au grossiste pour vendre ses marchandises. Ayant peur des représailles ce dernier n’a pas rentré ses ventes dans la comptabilité de l’entreprise.

Mais il semblerait qu’un commerce « sous le manteau » ait vu le jour dans la ville tellement les conditions de travail sont difficiles. L’interdiction des CDD de vendre des produits freinent les clients qui visiblement se fournissent ailleurs.

« Seul les CDI ont accès aux ventes et nous les CDD on ne peut pas passer CDI c’est impossible. […] je déconseille cette entreprise à tous nouvel arrivant. »

Eddy

James et Eddy voyant qu’ils ne pourraient pas évoluer sont parti travailler ailleurs.

Ces révélations posent de nombreuses interrogations d’une part sur la gestion de cette entreprise et d’autre part sur les dérives d’un emploi légal qui semble se transformer en pratiques douteuses.
Le cellule investigation du Weazel continuera son enquête.